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Maria Stuarda (1835) Donizetti
Opéra

De nombreux historiens ont déjà mis l’accent sur le mythe qui se construit progressivement autour de Marie Stuart, en particulier au XIX° siècle. Les opéras contribuent à l’élaboration et à l’évolution du mythe; dans ceux qui racontent la vie de Marie Stuart, le respect de la réalité – d’ailleurs mal connue – ne semble pas le souci premier des auteurs. La source du livret de Maria Stuarda de Donizetti (1834) est la pièce que Schiller (1759-1805) consacra à cette reine. Donizetti et son tout jeune librettiste de 17 ans, Giuseppe Bardari ont privilégié les motifs romancés de la rivalité entre Elisabeth 1ère et Marie : la rencontre entre les deux reines qui, comme on le sait, n’a jamais eu lieu, est un moment fort de l’œuvre, la confrontation violente de deux personnalités que tout oppose : pouvoir, amour, croyance. Le finale constitue l’un des premiers exemples de mort tragique dans l’opéra romantique. Marie est l’archétype même de l’héroïne donizettienne dont le chant doit s’élever vers une pureté quasi angélique, Donizetti marque l’évolution psychologique du personnage dans le changement de tessiture, du grave à l’aigu, signe de la progressive élévation spirituelle de la reine condamnée. Marie Stuart est tantôt une victime innocente, tantôt une reine coupable. Cependant, dans ce dernier cas, c’est toujours une coupable repentante, absoute par sa longue pénitence, conformément à l’image popularisée par Schiller. La reine n’étant jamais odieuse, sa mort suscite avant tout la compassion, dans cet opéra romantique dont Donizetti fut l’un des fondateurs.

 

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Informations

Date : 17-05-2021 17h00


Durée : 1h

Conférencier :

Elisabeth RALLO DITCHE

Ils soutiennent l’UVTD