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Les mythes grecs du patriarcat triomphant s’attacheront à déconstruire la représentation inconsciente de cette antique imago maternelle, cependant cohabiteront longtemps, deux représentations du féminin, deux pôles de la féminité, ainsi à côté de ces femmes idéalisées, épouses fidèles, Pénélope, Andromaque, jeunes vierges, aux vertus salvatrices, Iphigénie, Ariane, Antigone, cohabiteront ces femmes fatales, paradigmes du pouvoir démoniaque de la séduction féminine, Pandore, Eve avant l’heure, Circé, Médée, les Sirènes ou Méduse…
Cette double polarité se retrouvera au Moyen Age, la misogynie médiévale réaffirmera ainsi le dogme aristotélicien de la femme « gouffre impur, venimeux et mortifère », mais parallèlement les trouvères et les troubadours chanteront une conception poétique, de la « Belle Dame », l’image d’un féminin inaccessible, fruit d’un amour platonique.
La Renaissance confirmera cette représentation magnifiée du féminin, avec pour point d’orgue, les chefs d’œuvre de Botticelli, la Naissance de Vénus et « La Primavera » « le Printemps », illustration de l'idéal de l'amour néoplatonicien.
Ainsi l'archétype féminin de la Grande Déesse Mère apparait bien au cœur de l’inconscient collectif, l’« Éternel Féminin », introduit, après Dante, par Goethe, l'attrait qui guide le désir de l'homme vers une transcendance. ....« La femme est l'avenir de l'homme », pourra dès lors célébrer Aragon.
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