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A Rome la « domus du paterfamilias », était considérée comme un instrument de communication pour les membres des classes supérieures qui y multipliaient les signes de richesse et de culture. Grâce aux thèmes choisis, issus du répertoire des mythes tragiques, ces scènes mythologiques, imitation des modèles grecs, sont conçues grâce à la « scénographie » héritée de l’art grec, le « trompe l’œil » qui permettait de donner l'illusion d'une pièce plus profonde, une « fenêtre ouverte sur un monde allégorique », valorisation de la « pietas », de la « virtus » et des « valeurs héroïques » romaines.
Les portraits du Fayoum, réalisés à l’encaustique témoignent de la remarquable cohabitation entre religion égyptienne et culture gréco-romaine.
Le style des peintures découverte à Doura Europos est très éloigné à la fois du naturalisme de l'art hellénistique, et se caractérise avant tout par le hiératisme et la frontalité des personnages.
Plus tard, enfin libérées de l’interdit mosaïque des images, les premières fresques paléochrétiennes dans les catacombes, certes liées à l'art gréco-romain de l'époque, confirmeront cette tendance, les personnages y sont représentés de manière frontale, hiératiques, avec les yeux grands ouverts.
La mosaïque murale, « pittura per l’eternità » aura désormais pour mission de matérialiser l’immatériel, son scintillement, sa radiance, conçus comme le chemin de la transcendance, elle va s’imposer comme le moyen de remonter des réalités sensibles, matérielles, vers l’essence, l’immatériel, le transcendant. Refus de la perspective illusionniste, refus du mouvement, qui dématérialise les corps, un art qui a donc recours au linéarisme paratactique et à la frontalité, un art qui confine à la stylisation et à l’abstraction.
« La pittura e cosa mentale »
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